L’unité de recherche Artemis réunit des spécialistes des lasers et du traitement du signal, des mathématiciens, des astrophysiciens des objets compacts pour créer des antennes d’un type nouveau, détectant des ondes gravitationnelles : Virgo, LISA, Einstein Telescope. La recherche sur les lasers de puissance, les mesures de distance extrèmes et la modélisation de sources cosmiques et de leurs signaux, les études multimessagers utilisant les ondes gravitationnelles sont au coeur de l’activité d’Artemis.
Directeur : Nelson CHRISTENSEN
Artémis UMR 7250
Le 14 septembre 2015, la collaboration @LIGO - Virgo détectait enfin et pour la première fois, un signal d'ondes gravitationnelles, minuscules ondulations de l'espace-temps créées par des événements tels que la fusion de deux trous noirs. Ces ondes gravitationnelles sont émises au coeur même de ces évenements les plus extrêmes, et nous montrent pour la première fois ce qui est inaccessible autrement. Cette détection a ainsi ouvert une nouvelle fenêtre sur l'Univers. Elle a, depuis, été suivie par celle de plus de 200 événements qui modifient notre vision du cosmos.
Tous les personnels du laboratoire ARTEMIS de l’Observatoire de la Côte d’Azur ont l'immense tristesse d’annoncer le décès d’Alain Brillet, physicien d’exception, directeur de recherche émérite au CNRS, figure majeure de la physique contemporaine, artisan déterminant de l’aventure scientifique des ondes gravitationnelles et fondateur du laboratoire ARTEMIS.
Marie-Anne Bizouard, directrice de recherche CNRS au laboratoire Astrophysique relativiste théorie expérience métrologie instrumentation signaux - ARTEMIS (CNRS/OCA/UniCA) à Nice, a été élue nouvelle porte-parole de la collaboration scientifique Virgo, avec une prise de fonction prévue le 3 mai. Elle est la première femme à occuper ce poste depuis la création de la collaboration à la fin des années 1980.

h, la constante de Planck et G, la constante de gravitation, sont avec la vitesse de la lumière des "constantes fondamentales". Elles interviennent respectivement en mécanique quantique et dans la relativité générale, les deux théories qui sont les deux piliers de notre compréhension du monde physique.
Dans un article qui paraît aujourd'hui Thomas Chehab et Olivier Minazzoli du laboratoire ARTEMIS (Observatoire de la Côte d’Azur), en collaboration avec l’Observatoire de Paris et l’Université de Barcelone, montrent que si la théorie de la relativité intriquée est exacte, h et G ne sont que des quantités effectives, qui peuvent varier dans l’espace et le temps. Elles dérivent en fait toutes deux d'une nouvelle constante fondamentale, ayant les dimensions d'une énergie. Les constantes fondamentales ne seraient donc plus que 2, celle-ci et la vitesse de la lumière.
Au cours des derniers mois de 2024, la collaboration LIGO-Virgo-KAGRA (LVK) a détecté GW241011 et GW241110, deux événements d'ondes gravitationnelles remarquablement similaires (et pas seulement par leur nom). Le premier, GW241011, a été détecté le 11 octobre 2024 à 23 h 38 min 34 s UTC. Le deuxième, GW241110, a été détecté presque exactement un mois plus tard, le 10 novembre à 12 h 41 min 23 s UTC. Ces deux événements sont des binaires de trous noirs possédant des spins élevés (le spin désigne la rotation autour de l'axe) , et leurs trous noirs respectifs ont des masses inégales. Ces propriétés ont des implications importantes pour notre compréhension de la formation et de l'évolution des paires de trous noirs, ainsi qu'en physique fondamentale.
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